Les écoliers de Téari en route vers le permis piéton

Mardi 5 juillet 2016

Tous les élèves de CE2 de la province Nord vont bientôt passer le permis piéton. Cette campagne de sécurité routière, qui a débuté à l'école Téari, est organisée par la province avec le concours des forces de l'ordre.

Les écoliers de Téari en route vers le permis piéton
Koné, vendredi 1er juillet. Sylvie Soubrier, référente sécurité routière Defij-Nord, accompagnée d'un gendarme de la brigade de Koné et des deux gardes champêtres communaux, lance le permis piéton à l'école Téari. Photos C. R.
De notre correspondante, Cécile Raquin

«Aujourd’hui, c’est votre première étape vers le permis de conduire », annonce le gendarme venu de la brigade de Koné face à deux classes de CE2 de l’école Téari. Les élèves paraissent fort impressionnés de la présence d’un « homme en bleu » dans leurs locaux vendredi dernier. D’autant que celui-ci est venu accompagné des deux gardes champêtres de la commune, ainsi que de Sylvie Soubrier, référente sécurité routière de la Defij* en province Nord.

Sur le terrain et un test

Celle-ci procède depuis le début du mois de juin au lancement du permis piéton dans chaque école de la province. Durant plusieurs semaines, les deux classes de l’école Téari vont travailler sur le code du jeune piéton, remis à chaque élève lors de la première séance : « Ce sont les règles qui vous permettront de vous déplacer sur l’espace routier en toute sécurité », explique Sylvie Soubrier aux enfants.

Pour mieux les sensibiliser et donner du sens à cet apprentissage, les élèves iront aussi plusieurs fois sur le terrain (centre-ville de Koné, parkings etc.), afin d’observer et d’acquérir les bons réflexes en situation « réelle ». En fin de session, les petits candidats devront valider un test de douze questions, avant que ne leur soit remis officiellement le permis piéton.

Des messages forts et sérieux

Pour l’heure, les élèves ont préparé beaucoup de questions qu’ils posent à leurs visiteurs. Ce premier temps d’échange est l’occasion de commencer à distiller des messages forts et sérieux aux enfants : « On peut tuer quelqu’un avec un volant », prévient Sylvie Soubrier. « Vous êtes petits, mais vous pouvez transmettre des choses à vos frères et sœurs, à vos parents », incite gentiment le gendarme, lorsque quelques élèves reconnaissent timidement ne pas porter tout le temps la ceinture de sécurité. « Ce clic peut vous sauver la vie », insiste Sylvie Soubrier, en rappelant que dans la grande majorité des cas en Nouvelle-Calédonie, les tués et les blessés lors d’accidents de la route ne portaient pas cet équipement indispensable et obligatoire.

En fin de séance, les enseignantes se sont vu remettre une mallette pédagogique, afin de faciliter le travail en classe. Devant les mauvais chiffres de l’accidentologie dans le Nord, qui détient le triste record du nombre de tués et de blessés, la province a mis en place un plan quinquennal, afin d’harmoniser les actions en matière de sécurité routière, car selon Sylvie Soubrier, « il est urgent de faire de la prévention et d’éduquer les enfants qui sont les conducteurs de demain ».

*Defij : Direction de l’enseignement, de la formation, de l’insertion des jeunes.

Les Nouvelles Calédoniennes