Pêche et aquaculture

Pêche

C'est d'une part, une pêche traditionnelle à caractère artisanal et d'autre part, une pêche semi-industrielle moderne vouée à l'exportation de thons frais ou congelés vers le Japon.

La pêche artisanale en province Nord représente 227 bateaux pour une production de 310 tonnes et un chiffre d'affaires de 139 millions de F.CFP en 2015.

La pêche artisanale vise préférentiellement l’holothurie, suivie de près par les poissons du lagon. De nombreuses espèces sont exploitées mais les pêcheurs constatent pour nombre d’entre elles que la ressource est moins abondante au cours des années. Malgré les quantités abondantes mises sur le marché, le Nord reste peu approvisionné en produits lagonaire car la grande majorité de la production est envoyée vers Nouméa. Un potentiel d’écoulement conséquent existe au Nord mais dépend d’initiatives privées qui manquent d’infrastructures.La pêche palangrière semi-industrielle vise essentiellement les thons jaunes et obèses qui correspondent aux critères de qualité sashimi, retenus pour être exportés en frais vers le Japon. La majeure partie du thon blanc est destinée au marché local, avec le maintien d’un envoi aux conserveries en période de pic de production. une minorité est transformée en longes congelées et trouve sa place sur le marché européen.

Des filières plus modestes mais très rémunératrices existent :

  • le crabe de palétuvier (pêche pratiquée par 115 détenteurs d’une autorisation professionnelle de pêche, mais par davantage de pêcheurs à pieds non-professionnels),
  • le troca (120 autorisations de pêche et 30 tonnes de produit en 2015),
  • la pêche profonde (34 autorisations de pêche et 3 tonnes de produits en 2015).

Agenda des marées

Mulet remontée de la senne

Aquaculture

On dénombre 5 fermes aquacoles en province Nord ( + 1 écloserie ). Elles représentent 209.6 hectares de bassins.

Ferme aquacole

Les cinq fermes aquacoles situées dans les communes de Vook (Voh), Koohnê (Koné), Nèkö (Poya), Bwapanu (Kaala-Gomen) et Pwëbuu (Pouembout) occupent une superficie de 209 ha (en 2016).

Le Laboratoire Aquacole Calédonien situé à Koohnê (Koné) apporte un appui technique aux exploitants et effectue un suivi rapproché des fermes. L'usine de transformation située à Koohnê (Koné) utilise une technologie de pointe.

La filière aquacole en Nouvelle-Calédonie est ainsi organisée :

  • la production de post-larves dans les écloseries ;
  • la production de crevettes dans les fermes d'embouche ;
  • le conditionnement et la commercialisation à travers une société qui regroupe les producteurs calédoniens.

Cette filière est parfaitement intégrée verticalement, elle rassemble tous les stades nécessaires à son bon fonctionnement.

Grâce à un appui technique adapté et à un soutien financier public important, cette filière a su trouver sa place sur les marchés internationaux. Malgré des problèmes divers et pénalisant fortement la production, la filière crevette demeure un produit phare de l’aquaculture en Nouvelle-Calédonie et permet d’approvisionner l’ensemble du marché local. Le fort appui dont bénéficie la filière permettra aux aquaculteurs de surmonter les problèmes rencontrés actuellement afin de faire perdurer cette filière prometteuse.

Photo d'une crevette